L’URIOPSS contribue au Projet régional de santé

A la suite de la présentation par l’ARS d’un avant-projet de Projet régional de santé le 22 décembre 2017, l’URIOPSS Centre a transmis à l’ARS et à la Conférence régionale de santé et de l’autonomie (CRSA) une contribution qui s’appuie sur la consultation de nos adhérents et sur les Propositions Prioritaires de l’URIOPSS Centre d’avril 2017. Cette contribution souligne les avancées que comporte l’avant-projet de PRS ainsi que des propositions d’amélioration du Cadre d’orientation stratégique, du Schéma régional de santé et du Programme régional d’accès à la prévention et aux soins (PRAPS).

Concernant plus spécifiquement le Schéma régional de santé (SRS), nous avons formulé cinq observations générales à ce stade :

1. Des orientations partagées dont il faut préciser les conditions de mise en œuvre et les moyens effectivement déployés : Les orientations majeures proposées dans le SRS sont globalement partagées, que l’on pense par exemple au déploiement d’une politique d’inclusion ou encore à l’adaptation des réponses médico-sociales aux besoins et aux attentes des personnes. Toutefois, les conditions de mise en œuvre et les moyens effectivement déployés demeurent peu précis, il est nécessaire de clarifier ces aspects pour indiquer ce qu’on peut effectivement attendre de ce PRS. Cela passe notamment, sans s’y réduire, à une amélioration significative de la démographie des professionnels de santé sur l’ensemble des territoires de la région.

2. Une évaluation des besoins qui demeure fragile : Les PRS 2 ne s’appuie pas sur une véritable évaluation du projet régional de santé précédent ni sur un diagnostic comportant une dimension prospective des besoins de santé, sociaux et médico-sociaux. Nous n’avons pas ou peu d’information sur le nombre de personnes âgées ou handicapées sans solution ou sans solution adaptée, sur les listes d’attente, sur les délais d’attente pour obtenir une prise en charge ou un accompagnement, informations qui sont pourtant indispensables pour guider les modalités d’organisation, de transformation et d’adaptation de l’offre médico-sociale et de santé aux besoins de la population de la région.

3. Adapter les indicateurs de résultats : Les indicateurs retenus ne nous semblent pas répondre à l’enjeu des orientations proposées. En effet, il n’y a pas, ou très peu, d’indicateurs de résultats de la satisfaction des besoins et des attentes des personnes.

4. Afficher les ambitions politiques de l’action de l’ARS en direction des personnes âgées : Le secteur des personnes âgées nous semble très insuffisamment mis en perspective dans les axes transversaux du SRS. Pourtant, il nous semble important de mettre en évidence le sens de l’action dans un secteur traversé par de fortes tensions et qui doit faire face à l’augmentation des besoins de personnes âgées de plus en plus dépendantes et ayant besoin de plus en plus de soins de santé.

5. L’offre médico-sociale en direction des personnes rencontrant des difficultés spécifiques n’est pas abordée dans les chapitres transversaux relatifs au secteur médico-social, alors même que le chapitre sur le Parcours spécifique Addiction ne répond pas à l’ensemble des enjeux des évolutions de cette offre couvrant des publics et des situations différenciées. Nous pourrions mentionner les besoins en places de soins résidentiels (appartements thérapeutiques, unités « jeunes majeurs », unités « jeu pathologique », avec une priorité à donner à la création d’une unité psychiatrique-addicto). Ou encore des besoins de Lits halte soins santé ou de Lits d’accueil médicalisé.

 

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